Puisque c'est une nouvelle fois repartit

J'avais pour tradition de changer de blog tous les 14 mars. Soyons anti-conformiste jusqu'au bout ! Bon, c'est surtout que samedi je n'aurai pas trop le temps de créer tout cela. Et aussi parce que j'ai beaucoup de choses à écrire et que je ne veux pas ressasser tout cela sur casrapouruneprochainefwa.
J'avais véritablement besoin de ce changement. Puisque l'ancien remémorait sans cesse des souvenirs d'une relation qui m'a bouffé 9 mois de ma vie durant lesquels je ne me suis pas tenue convenablement avec un garçon que j'ai si peu aimé. Mais ne revenons pas sur cela.
J'ai beaucoup évolué. En bien, ou pas, je m'en fiche, j'ai changé depuis imagedemwa il y a trois ans, depuis binkwa il fut deux ans et depuis casrapouruneprochainefwa l'année passée. Et je ne parle même pas de monvraimoi01. Gamine. Bref. Je n'ai pas vraiment l'envie/le temps/ la place de me présenter en détails.
Je suis majeure d'ici quelques jours et cela me terrorise. Tout d'abord parce qu'une fois encore, je réalise que je ne contrôle rien et que cela m' ENERVE. Ensuite, j'ai peur de me trouver à l'aube de mes choix et de me PLANTER.

J'ai peur. Je suis morte de trouille. Je suis faible. Mais j'ai envie de magnifique. Je veux vivre. Je ne veux plus de cette vie de robot motorisé, prédestiné à mourir comme un con, sans avoir vécu. Je veux avoir le souffle coupé. Je veux voyager. Je veux fuir, fuir cette société qui nous oppresse. Etre sans attache. Sans obligation. Je ne veux pas être une adulte. Je veux faire des voix de dessins animés, aller à l'opéra, manger des crêpes au chocolat quand ça me chante, flâner dans des villes comme Paris ou Venise, juste un carnet à la main, sans l'oppression des minutes et du temps qui avance, et avec lui, le rappel à la vraie vie, la vie de monsieur et madame tout le monde, je veux voir des pièces de théâtre mauvaises et en débattre avec animation, je veux participer à des conférences, je veux hurler dans des manifestations, je veux allez à la gay pride, je veux inviter des amis dans un salon rouge et blanc, boire du vin Château la France à quelques pièces au Delhaize, écouter des chansons inconnues, les faire découvrir à des gens qui comptent pour moi et qui en valent la peine, je veux jouer à la bataille corse et rire comme une idiote, manger des chips à la cacahuète, porter des longues écharpes en grosses mailles et un pardessus qui me donne des airs d'écrivain de 1800. Je veux écrire sur des quais de gare, m'inspirer des gens qui courent à côté de moi, courent après la vie qui leur échappe et dont ils n'ont même plus le contrôle. Je veux faire l'amour en mangeant du chocolat. Je veux me passer la main dans les cheveux si je le veux, 53 fois en 5 minutes, si je le veux. Je veux me souvenir de mon enfance en souriant, le regard perdu. Je veux avoir une petite tente Quechua et un sac de couchage deux personnes pour pouvoir faire des câlins alors qu'il pleut dehors et que les gouttes d'eau tombe sur la toile de notre abris en résonnant fortement. Je veux boire du Capuccino avec beaucoup de crème fraîche. Je veux apprendre à jouer de la guitare. Je veux sauter en parachute. Je veux conduire très vite au beau milieu d'une étendue désertique en hurlant contre le vent. Je veux me bourrer de cookies et de Minute Maid tropical. Je veux envoyer des cartes postales à mes amis devenus journalistes, médecins, psy, commerçants, et qui s'ennuient à mourir. Je veux pouvoir m'assoire par terre quand l'envie me prend, même en plein boulevard. Je veux éclater de rire dans un métro et me moquer des mines frustrées des humains. Je veux me poser sur un rocher, face à une mer orange, le soleil déclinant devant moi, les cheveux flottant sur mon visage, un gros pull bien chaud et un bras autours de mon épaule. Je veux me coucher sur une table en bois si j'en ai envie. Je veux vivre. Je sais que je le peux. Je n'ai plus la force de me lamenter de la sorte. Je ne supporterais de poursuivre à l'identique l'existence que tous mènent.

Bref, des envies pleins le c½ur, mais pas beaucoup de moyens dans les poches pour réaliser ce que je souhaite. Mais je suppose qu'on en est presque tous là.
Sur-ce, pas trop mal comme texte d'introduction.
Dus voila, bienvenue à vous.

 Puisque c’est une nouvelle fois repartit

# Posté le lundi 09 mars 2009 15:07

I wanna be rich

Ce week-end, je suis allée à Paris. Je l'attendais avec une impatience croissante, avide de flâner dans ses rues encore emplie de l'âme des artistes qui les parcouraient jadis, dans l'espoir de trouver l'inspiration recherchée. Je m'attendais à du superbe, à de l'émotion, à ressentir cette ambiance imaginée. J'aurai pu être extrêmement déçue. J'aurai pu.
Dans un car avec des crétins de liégeois, des guides machos, homophobes et racistes. On nous balance devant chaque monument, Clic Clac, vite des photos et hop, on saute à nouveau dans le car. On tourne des heures durant dans une ville bouillonnante d'activités, extérieurs, des putains de touristes accrochés à leurs appareils photos comme si leur vie en dépendait. Tout voir en deux jours, on a quand même payé 80 euros, merde quoi. Si je n'avais pas eu l'Embellie, j'aurai maudis ce week-end. L'Embellie à 14h30 de l'après-midi en plein carrefour de l'Opéra Garnier. L'Embellie au milieu de la foule de cons. Gauthier, bien sur. On se claque rapidement deux bises sur les joues, et le voila qui m'entraîne, en marchant à grands pas, moi étant presque obligée de courir derrière lui pour suivre sa cadence. Il traverse de grands boulevards sans regarder, sans attendre que le feu passe au vert, et à chaque rue je lui dis qu'on va mourir. On descend dans le métro, et on parle, on parle tellement. Il me prend un ticket. La paysanne en ville, c'est fameux. Il me parle de sa vie, cette vie de FOU que beaucoup rêverait de vivre à sa place. Des jeunes filles le montre du doigt parce qu'elles le reconnaissent, oui, monsieur est connu dans Paris. On traverse un quartier assez glauque et je me rends compte qu'il porte le même parfum que Jérémy, Prada, mais ce n'est pas grave, non. Il entre dans un magasin de photographie, achète une carte, sors et me l'offre. On arrive à destination. Juste le souffle coupé. En plein milieu de Paris, un havre de paix, un pur bonheur, le canal Saint Martin, des arbres, des appartements superbes, des petits ponts, et ce calme, ce calme d'artistes, je sens tout, c'est très fort, je ne parviens pas à m'exprimer correctement tellement cela me secoue. Je sais pour quel endroit je pourrai tuer. Trois fois. Et on ne cesse de se parler, comme si l'on ne s'était jamais quittés, après deux longues années, on se retrouve, il a grandi, mûri, le garçon aux longs cheveux bouclés que j'ai connu il y a quelques années est devenu un homme, mature, réfléchis, posé, intelligent, artiste, plus encore. Et je me souviens alors pourquoi c'était si fort entre nous. Une heure trente d'apaisement, une heure trente de « Arrête de râler, ma petite belge », une heure trente de courses, une heure trente de retrouvailles, une heure trente de « Ca me fait tellement plaisir de te revoir », une heure trente avec Lui, ça ne pouvait être que parfait.

Tu m'as dis que je n'ai pas changé, que je n'ai pas grandis, que je suis toujours aussi belle, que je suis toujours aussi chiante, que je ne fais pas mes 18 ans, que tu as toujours mon écharpe dans ta penderie et que tu ne la portes pas pour mieux garder mon odeur. Tu m'as dis être content de m'avoir connue en tant que première copine. Tu as passé ton bras autours de mon épaule en me poussant sur la rue. J'ai faillis mourir une centaine de fois. Tu m'as longtemps regardée dans ce métro et je gardais mes yeux bien fixement devant moi.

J'lui dis y'a des gens sur terre qui pleurent autours de nous, moi je n'vois rien, je suis fier et je suis fou de vous.

Gauthier, je te remercie pour ce moment. Malgré nos coups plus bas, je sais que notre amitié est forgée sur quelque chose de fort, même si l'on ne se voit que très rarement, c'est toujours intense et avec la franchise des anciens camarades de longue date qui n'ont honte de rien et qui savent tout l'un de l'autre. Gauthier. Je reviendrai à Pâques et j'espère que tu seras là pour me faire découvrir tout ce que nous n'avons pas eu le temps de voir.

« Garde ce sourire Charline »

Et depuis trois ans, cette clef qui ne me quitte pas.
I wanna be rich
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# Posté le lundi 09 mars 2009 15:10

Tiff, j'me sens mal dans ta peau =D

C'est une semaine de folie =D

Lundi:
- Tiffany devient Kitty
- Kitty devient moi
- Je deviens Tiff
- Céline devient Mich
- Mich devient Lisa
- Lisa devient Céline
Tiff, j'me sens mal dans ta peau =D

# Posté le mardi 10 mars 2009 15:15

Modifié le dimanche 15 mars 2009 13:22

Nous sommes superbes

And we love Parlement.

Mes amies. J'aimerai me lancer dans un long monologue et vous dire à quel point je vous AIME et que tous nos moments de délire me font sourire dès que j'y repense. Je ne saurai jamais tout noter. Et un jour, promis, je vous passerai en revue les unes après les autres =D
Nous sommes superbes

# Posté le mardi 10 mars 2009 16:09

Dans mon casier il y a

* une boite en métal contenant la panoplie de poker de Biquet.
* des bas bleus
* un sac de gym puant à force de passer de filles en filles
* le tome 7 d'Harry Potter de Biquet
* une écharpe trouvée dans le local que je tente désespérément de revendre
* un pull abandonné là depuis quelques mois
* de la poussières

Tout sauf des cours.


J'ai un beau bulletin =D
Dans mon casier il y a

# Posté le mardi 10 mars 2009 16:16

Luc, ik ben je vader. Nee!

\O/
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# Posté le mardi 10 mars 2009 16:21